Les bonnes nouvelles de l’industrie

Stobia, Réseau de transport de Longueuil (RTL), Groupe Capital Hill, MBDA Missile Systems, Delastek Aviation, CAE, Cabico, Industries GRC, Artopex, Devimco, Novo, S.B.I. International

 

Ottawa et Québec appuient le démarrage de l’usine de contenants alimentaires de Stobia

Les gouvernements du Canada et du Québec accordent un appui financier totalisant 632 795 $ à l’entreprise Stobia pour le démarrage d’une usine de contenants alimentaires en aluminium dans l’arrondissement de Jonquière, à Saguenay. Le projet, d’une valeur de plus de 1,6 million de dollars, permettra de créer une douzaine d’emplois au cours des deux prochaines années.

L’aide fédérale se compose d’une contribution financière remboursable de 268 795 $ accordée par Développement économique Canada pour les régions du Québec (DEC). La contribution portera sur l’acquisition d’équipements de production numérique de pointe et la réalisation de travaux d’améliorations locatives. Le gouvernement du Québec accorde, pour sa part, deux prêts d’un montant total de 364 000 $, par l’entremise d’Investissement Québec et du programme ESSOR. Cette aide vise également à financer l’achat d’équipements ainsi qu’une partie du fonds de roulement.

• L’usine de Stobia sera dotée d’une capacité de fabrication de plus de 100 millions de contenants par an, un nombre qui devrait doubler dès la deuxième année de production.

• L’entreprise vise le marché de la transformation alimentaire, de la restauration, des épiceries et du commerce de détail au Québec et dans le reste du Canada.

Source : Développement économique Canada, 09-11-2020


Le RTL souhaite acquérir 5 autobus électriques de 40 pieds

Le Réseau de transport de Longueuil (RTL) a lancé un appel d’offres pour l’acquisition de 5 autobus électriques de 40 pieds, soit de même longueur que ceux sur la route à l’heure actuelle.

L’appel d’offres inclut une option d’achat de 5 autres, grâce à l’accord obtenu par le gouvernement du Québec pour un financement à 95 %, dans le cadre des programmes d’aide aux immobilisations du gouvernement du Québec.

Les autobus visés par cet appel d’offres seront à plancher surbaissé, et seront munis d’une rampe d’accès pour fauteuils roulants et aides à la mobilité motorisée et d’un aménagement pour personnes à mobilité réduite.

Le niveau de contenu canadien sera rehaussé de 20 à 25% et l’assemblage final devra être effectué au Canada, en conformité aux nouvelles orientations gouvernementales

Source : Le Courrier Du Sud, 09-11-2020


Des missiles faits en Beauce?

Un géant mondial de l’armement veut ouvrir une usine de missiles de 70 millions de dollars en Beauce pour fabriquer des munitions « faites au Québec » pour équiper les navires canadiens, a appris Le Journal.

« Il y a des groupes qui seront contre ça, mais ces produits-là seront sur les navires, et peut-être d’autres équipements des Forces armées canadiennes (FAC), donc c’est juste un avantage de les produire ici au lieu d’ailleurs », lance Matthew Conway du Groupe Capital Hill, lobbyiste pour le géant européen MBDA Missile Systems.

Avec des ventes de 5,7 milliards de dollars, un catalogue de 45 missiles et 15 autres en développement, MBDA Missile Systems, qui a comme actionnaires Airbus (37,5 %), BAE Systems (37,5 %) et Leonardo (25 %), est un poids lourd.

En mars 2018, Le Canada Français avait rapporté que MBDA Missile Systems jonglait avec l’idée de bâtir une usine à Saint-Jean-sur-Richelieu, en Montérégie, mais c’est désormais la Beauce qui est dans leur mire.

Jointe par Le Journal, MBDA Missile Systems a indiqué qu’elle allait accorder une entrevue au cours des prochains jours pour dévoiler les détails du projet.

Source: Journal de Montréal, 09-11-2020


Delastek s’installe à Trois-Rivières

L’important sous-traitant aéronautique Delastek, de Shawinigan, prend pied à Trois-Rivières.

L’entreprise n’en maintient pas moins ses opérations dans le secteur de Grand-Mère, au Québec, ainsi qu’aux États-Unis, au Mexique et en Chine.

Sa nouvelle installation à l’aéroport de Trois-Rivières sera prête en décembre.
Delastek Aviation y développera des composantes d’aéronefs, mais surtout d’hélicoptères. L’entreprise les certifiera et les testera en vol.

À l’aéroport trifluvien, Delastek Aviation mettra également au point des pièces de rechange pour l’A220, anciennement appelée Bombardier CSeries.

Delastek est déjà intimement associé à cet appareil, car il en fabrique la console de pilotage. Avec cet investissement de trois quarts de million de dollars, l’entreprise entend être mieux positionnée pour l’après-pandémie.

Source : TVA Nouvelles, 06-11-2020


Québec octroie un prêt de 30 millions à CAE

Le gouvernement québécois accorde un prêt de 30 millions de dollars à CAE afin de permettre à l’entreprise, dont le siège social est à Montréal, de poursuivre ses activités de recherche et de développement de produits et services pour des applications de simulation et de formation dans le secteur de la santé. Il s’agit d’un prêt qui sera remboursable par redevances.

Cette somme doit permettre notamment à CAE de réaliser la deuxième phase de son projet Genèse, lancé en 2009. Cette phase comprend notamment le développement de nouveaux simulateurs de plateformes pour la formation en gestion des voies respiratoires et la simulation de la colonne vertébrale, ainsi que de nouveaux modules pour simulateurs de chirurgie et de matériel médical, précise le communiqué.

La deuxième phase du projet s’effectuera au coût de 82,4 millions de dollars et devrait créer 50 emplois dans la région de Montréal.

Source : La Presse, 07-11-2020


Cabico investit 17 M$ pour agrandir et se moderniser

L’entreprise Cabico de Coaticook a le vent dans les voiles et doit investir massivement pour soutenir sa croissance.

Le manufacturier annonce un investissement de 17 M$ dans la modernisation technologique de ses équipements. Ce projet se conjugue avec la création de plusieurs emplois dans la région estrienne.

On améliorera du même coup l’efficacité de l’entreprise grâce à un agrandissement de 4831 mètres carrés (52 000 pieds carrés) des installations de Coaticook auxquelles seront ajoutées « des innovations de pointe ».

L’automatisation des systèmes de production décuplera la précision dans le processus de fabrication des meubles intégrés, assure la compagnie qui se décrit comme « le plus important fabricant de meubles intégrés haut de gamme sur mesure au Canada ».
De l’ajustement des dimensions des produits à leur coupe jusqu’à l’usinage des pièces, l’ensemble de la conception sera à la fine pointe de la technologie, mentionne-t-on dans un communiqué de presse.

À cela s’ajoute l’augmentation de 50 % de la capacité de production de l’entreprise notamment grâce à la limitation de la manipulation des pièces lourdes, donc un environnement plus sécuritaire pour ses employés, puisque celles-ci seront désormais manipulées par des robots.

La transformation numérique et technologique des installations concerne notamment l’implantation d’un nouveau système d’information qui facilitera l’intégration des données sur toute la chaîne de valeur, de la conception à la fabrication, ainsi que la relation avec les clients grâce à l’environnement convivial et intuitif des nouveaux outils numériques mis à leur disposition.

Les systèmes d’information dirigeront tout un processus automatisé avec des équipements à la fine pointe de la technologie qui seront abrités sous un agrandissement majeur des installations actuelles, totalisant 18 580 mètres carrés (200 000 pieds carrés) au site de Coaticook.

Source : La Tribune, 09-11-2020


Industries GRC modernise ses équipements

À la fin août, Industries GRC a investi 600 000 $ afin de moderniser sa chaîne de peinture électrostatique. Avec l’acquisition d’une presse-plieuse, ce sont plus d’un million de dollars d’investissements qui ont été réalisés par les gestionnaires de cette usine de transformation du métal en feuille, au cours de la dernière année.

Ces ajouts permettent à l’entreprise de la rue de la Salle d’Arvida d’améliorer ses opérations de production et la qualité de ses produits. Du côté de la chaîne de peinture électrostatique, les améliorations sont notables en matière d’économie d’énergie, de constance des paramètres de qualité et d’environnement de travail. Le précédent système datait d’une trentaine d’années.

« Avec les nouveaux équipements, nous avons deux fours différents au lieu d’un seul : un pour le séchage [après le processus de nettoyage des pièces] et un pour la cuisson de la peinture. En les séparant, ça nous permet de diminuer la température de séchage à 220 °F au lieu de 400 °F. […] Les parois extérieures des fours sont mieux isolées, il y a donc moins de pertes de chaleur », explique le coordonnateur technique, Daniel Vincent. Cela a permis de diminuer la température de l’air ambiant, rendant l’environnement de travail plus confortable pour les employés.

La cabine de peinture a également été agrandie, permettant aux peintres d’y pénétrer pour y travailler dans une position plus ergonomique. Les nouveaux équipements rendent aussi possible la récupération des résidus de poudre qui n’adhèrent pas aux pièces lors du procédé.

La chaîne de peinture électrostatique est presque complètement automatisée. Les employés accrochent les pièces sur les supports, puis celles-ci effectuent leur parcours à travers la machine de nettoyage, les fours et la chambre de peinture de façon autonome. Seul le travail de peinture est présentement réalisé par des employés puisque les pièces, souvent réalisées sur mesure pour les clients, constituent rarement de longues séries.

La technologie et l’automatisation de certains procédés, de même que la santé et la sécurité des employés sont des facteurs importants qui guident les investissements d’Industries GRC. À leur arrivée dans l’usine, les grandes pièces de métal à découper sont déposées à l’aide d’un chariot élévateur dans une machine qui les charge ensuite dans le laser de découpe, lui aussi automatisé.

La nouvelle presse-plieuse acquise par l’entreprise s’inscrit aussi dans cette vision. Elle permet non seulement un travail plus précis et de meilleures qualités, mais elle est également plus facile à manipuler et ses outils sont plus légers. La rapidité d’exécution est aussi grandement améliorée.

Source : Informe Affaires, 07-11-2020


Artopex : un virage salutaire en quelques jours

Spécialisée dans la fabrication de mobiliers de bureau pour entreprises, la pandémie de COVID-19 aurait aisément pu anéantir toute perspective d’avenir pour Artopex. Au lieu de se laisser abattre, l’entreprise de Granby en aura profité pour se réinventer.
En deux phrases, le grand patron résume la façon dont Artopex a réussi à survivre depuis qu’en pleine crise sanitaire, en mars dernier, Québec décidait d’imposer la fermeture de toute activité non essentielle.

Ce jour-là, Daniel Pelletier est forcé de mettre fin aux activités de ses six usines. Et avec elles, se résoudre à mettre à pied 700 employés, dont le travail était directement lié à la fabrication et à la distribution de meubles et classeurs de bureau.
Des semaines plus tard, en mai, lorsque la Santé publique a autorisé la réouverture des usines, la direction a constaté rapidement que le marché avait changé. À l’évidence, la réouverture des usines n’allait pas se faire en claquant des doigts.

Les entreprises clientes qui avaient commandé des mobiliers de bureau avant la pandémie n’étaient plus prêtes à les recevoir. Et celles qui promettaient de passer leurs commandes éminemment ne le faisaient pas, ou moins.

« On le comprend, tout le monde était dans l’incertitude. Pour nos clients, ce n’était plus les meubles qui comptaient, mais les écrans de plexiglas. Tout le monde s’est mis à en vouloir. Les commandes entraient à la tonne et le plexi est vite devenu une denrée rare qu’on s’arrachait », se souvient M. Pelletier.

Artopex avait déjà conçu pareils écrans pour des fins acoustiques. Sentant le vent tourner, du jour au lendemain, ses équipes développent deux modèles d’écrans, l’un universel pouvant s’adapter à tous les types de mobiliers et un autre, conçu pour les meubles d’Artopex.

Cette nouvelle façon de faire les choses devint le nouveau mot d’ordre de l’équipe de recherche et développement d’Artopex. Jusque-là, le cycle de développement de tout nouveau produit était plus lent.

Un changement qui permit à l’entreprise de saisir d’autres occasions, à commencer par le développement de nouvelles collections de meubles, chaises ergonomiques et lampes, destinées spécifiquement au marché en explosion des télétravailleurs.

Une manne pour celle qui s’était jusque-là peu adressée directement au consommateur. En 15 jours, l’entreprise effectue son virage numérique, développe un nouveau site transactionnel, et offre ses produits directement aux clients forcés de travailler à domicile.

Cette nouvelle agilité lui permet de saisir d’autres occasions, dont une alliance longtemps réfléchie avec Muralex, un fabricant de murs architecturaux. Idem en ce qui concerne une nouvelle collaboration avec Devimco. Le promoteur lui demande de développer une nouvelle gamme de bureaux pour télétravailleurs à intégrer dans ses appartements et condos.

Source : Journal de Montréal, 07-11-2020


Novo : un virage santé bénéfique

Le cofondateur de Novo, Alexis Bilodeau, n’est pas peu fier de voir l’état de son entreprise, et ce, même si l’arrivée de la COVID-19 sera venue bouleverser temporairement les affaires en mars dernier.

Le virage vers le développement de produits médicaux, amorcé il y a quelques années, n’est pas étranger au succès actuel de cette entreprise de conception stratégique de produits mise sur pied en 2005 avec un autre ingénieur en électronique, Christian Thiffault.

«C’est en partie les nombreux projets du secteur de la santé qui ont permis à l’entreprise de rebondir rapidement après le choc initial causé par la pandémie», admet M. Bilodeau.

Déjà, lorsque le Québec fut mis sur pause, près des deux tiers des projets de Novo relevaient du domaine médical.

Depuis ses débuts, le duo offre ses services pour aider d’autres entreprises à développer leurs produits technologiques, mais avec une nouvelle approche: découvrir les besoins des personnes qui utiliseront au final l’appareil développé et créer des fonctionnalités pour y répondre en mettant l’accent sur une expérience agréable et conviviale.

La croissance effrénée de Novo lui a même permis de décrocher une place dans le palmarès des entreprises ayant connu la plus grande croissance au Canada en 2015.
Aujourd’hui, l’équipe de Novo, c’est plus d’une soixantaine de personnes contre 50 avant la pandémie, réparties entre les bureaux de Trois-Rivières et Laval. Des effectifs impliqués dans de nombreuses innovations médicales dans les secteurs de la cardiologie, de l’oncologie, de la pneumologie et plusieurs autres, au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Asie.

Source : Le Nouvelliste, 07-11-2020


Investissements de plus de 10 M$ à l’usine S.B.I. de Saint-Augustin

L’entreprise S.B.I. International (fabricant de poêles international inc.) a annoncé qu’elle investira plus de 10 millions $ dans ses installations de Saint-Augustin. Cette somme servira notamment à améliorer sa productivité et à accroître sa capacité de recherche et de développement.

S.B.I. International possède deux autres usines situées à La Guadeloupe, en Beauce, et en Australie, de même qu’un centre de distribution à South Bend, en Indiana. Elle pourra notamment compter dans le financement de son projet estimé à 10 293 000 $ d’une aide financière d’un million $ (une subvention de 500 000 $ et un prêt Vision de 500 000 $) de la Ville de Québec et d’un prêt de 3 millions $ d’Investissement Québec. La somme ira à la robotisation d’une partie des activités de l’usine de Saint-Augustin, elle permettra le virage numérique et l’interconnectivité de ses équipements et le développement de nouveaux produits destinés à l’exportation.

L’arrivée de tous ces équipements ne nécessitera pas d’agrandissement de l’usine actuelle. Non seulement elle avait été choisie parce que sa superficie répondait aux besoins présents et futurs de S.B.I., mais aussi parce que les pieds carrés du plancher seront optimisés.

Comme bien des entreprises, S.B.I. a dû composer avec les contrecoups de la pandémie qui, en plus d’avoir un impact sur les ventes, a provoqué beaucoup d’incertitude dans le marché. Pourquoi, dans un tel contexte, prendre le risque d’investir 10 millions $?

«Pour un entrepreneur, il y a des moments où il faut continuer d’investir dans les technologies, la recherche et développement même si c’est “pesant” de le faire et même si ça peut sembler plus logique de dire : “je vais couper là, là et là et je vais me mettre à l’abris”».

«On a toujours eu la même vision. Il y a des endroits où il ne faut pas couper afin d’être prêts à saisir les opportunités quand elles se présentent. Si on veut battre nos compétiteurs, on n’a pas le choix de prendre des risques et d’investir à des moments stratégiques. Et il arrive que ces moments ne soient pas tout à fait alignés avec la performance d’un marché ou la performance d’une économie. On s’est toujours dit qu’il fallait voir plus loin. Si un projet met deux ou trois ans à se réaliser, il faut se demander quelle sera la situation à ce moment-là.»

C’est en juillet que s’est amorcée la première phase des travaux à l’usine de S.B.I. International de Saint-Augustin. Un premier robot sera installé cette semaine ou la semaine prochaine et un second par la suite. L’officialisation du projet accélérera les travaux. Plusieurs commandes d’équipements ont d’ailleurs été faites au cours des derniers jours ou elles le seront avant les Fêtes. Une phase importante devrait être terminée en 2022. Quant au chantier, il sera complété en 2023.

Source : Le Soleil, 10-11-2020


Québec crée un guichet unique pour les entrepreneurs

Afin d’aider les entrepreneurs à s’y retrouver à travers la multitude de programmes d’aide gouvernementale mis à leur disposition, Québec crée un guichet unique.
Les chefs d’entreprise qui souhaitent connaître quel soutien le gouvernement peut apporter à leurs projets d’investissement devraient donc pouvoir bientôt contacter un répondant, présent dans chacune des régions, qui les guidera à trouver le bon programme ou le bon service.

Ce sont les municipalités régionales de comté (MRC) qui devront embaucher les ressources requises, soit quelque 200 « courtiers ». Chaque MRC – on en compte une centaine – aura deux courtiers dédiés aux contacts directs avec les entrepreneurs. Québec débloquera 90 millions, au cours des cinq prochaines années, à cette fin.

Ce nouveau guichet, « Accès entreprise Québec », présent sur tout le territoire, vient en quelque sorte prendre le relais des anciens Centres locaux de développement (CLD), abolis en 2015.

Le service devrait être disponible dans les prochains mois, dès que les courtiers auront été embauchés.

En parallèle, Québec s’apprête à créer des « zones d’innovation », soit des territoires délimités appelés à devenir « de véritables moteurs pour la relance économique de toutes les régions du Québec », prévoit le ministre Fitzgibbon, convaincu que cette initiative permettra d’accroître les exportations des petites et moyennes entreprises (PME) tout en attirant davantage d’investissements étrangers en région.

Source : La Presse, 10-11-2020

Crédit photo : Ali Kazal
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