Les bonnes nouvelles de l’industrie

BRP, Alumacraft, Manitou, Evinrude, Rotax, Can-Am, Ski-Doo, Lynx, Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire (SFPPN), Avior

 

L’économie du Québec surprend par sa vigueur

Au Mouvement Desjardins, l’économiste principale Hélène Bégin constate dans un billet spécial que « l’économie du Québec continue de surprendre par sa vigueur à plusieurs égards. »

Tels sont les constats des économistes des deux institutions financières les plus imbriquées au Québec, la Banque Nationale et le Mouvement Desjardins, après que l’Institut de la Statistique du Québec ait confirmé mardi que le PIB réel de l’économie québécoise avait continué de progresser fortement pour un dixième mois consécutif, en juillet dernier.

Dans un billet spécial, l’économiste Marc Pinsonneault de la Banque Nationale souligne que « la dixième hausse consécutive du PIB réel du Québec ( +0,4 % en juillet contre 0 % au Canada) est la plus longue séquence du genre depuis que l’information existe en 1997. »

Aussi, note M. Pinsonneault, « au cours de cette période estivale où le PIB réel (du Québec) a crû au rythme annuel de 3,4 %, l’économie québécoise a clairement pris l’ascendant sur le reste du Canada », qui s’affichait à 1,5 % de croissance.

Par ailleurs, tout en considérant que « l’économie québécoise n’est pas à l’abri d’une détérioration de la conjoncture mondiale », Marc Pinsonneault et ses collègues économistes à la Banque Nationale maintiennent leur prévision d’une croissance de 2,5 % au Québec pour toute l’année 2019.

Au Mouvement Desjardins, l’économiste principale Hélène Bégin constate dans un billet spécial que « l’économie du Québec continue de surprendre par sa vigueur à plusieurs égards. »

« La vitalité de l’économie de la province repose également sur de nombreux autres secteurs tant du côté des biens que des services. La période de croissance économique actuelle est donc généralisée. Malgré les difficultés croissantes pour les entreprises exportatrices, le Québec poursuit son cycle d’expansion à vive allure. »

Source : La Presse, 02-10-2019


BRP voit grand

BRP a de l’ambition, car elle veut augmenter ses revenus de 10% annuellement au cours des cinq prochaines années afin d’atteindre le plateau des 9,5 milliards de dollars en 2025.

Pour y arriver, le fabricant des bateaux Alumacraft et Manitou, ainsi que des moteurs Evinrude et Rotax veut doubler les revenus de sa division marine pour atteindre au moins un milliard de dollars annuellement en revenu.

Il compte aussi sur la croissance des ventes des véhicules Can-Am, afin d’engranger cinq milliards de dollars annuellement avec ces produits.

La compagnie qui construit notamment les motoneiges Ski-Doo et Lynx compte notamment améliorer ses produits et son service à la clientèle, s’étendre géographiquement et développer la filière des moteurs électriques.

Source : TVA Nouvelles, 29-10-2019


Pointe-Noire : plusieurs parties intéressées par l’usine de bouletage

La Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire (SFPPN) a ouvert les discussions à plusieurs sociétés afin de relancer l’ancienne usine de bouletage de Cliffs.
En février passé, le syndicat des Métallos annonçait que la société Bedrock Industries avait signé une entente de principe avec la SFPPN concernant l’achat et le redémarrage de l’usine de bouletage.

Le PDG de la SFPPN, Michel Robitaille, indique que la période de discussion exclusive avec Bedrock est maintenant terminée.

« On a discuté avec Bedrock tout l’été. Jusqu’à tout récemment, on était dans une formule exclusive avec eux. Cette période est terminée et d’autres sociétés se sont montrées intéressées. Alors on poursuit nos discussions avec Bedrock, mais on ouvre plus largement. »

Source : Le Nord-Côtier, 29-10-2019


Avior : un exemple bien concret du virage 4.0

La PME québécoise vient d’amorcer un virage numérique et technologique. Buts recherchés : se spécialiser davantage et être plus concurrentielle, tout en réduisant ses coûts. Voici comment elle compte y arriver.

Avior est un fabricant de pièces, de structures légères et d’assemblages mécaniques complexes. L’entreprise a connu une croissance de 35 % en 2018-2019. Elle prévoit 20 % en 2019-2020.

À titre de fournisseur de niveau 4 (Tier 4), la PME de 265 employés tire 50 % de ses revenus de la fabrication de centaines de pièces en métaux et en matériaux composites. Mais elle évolue de plus en plus comme fournisseur de niveaux 3 et 2, c’est-à-dire qu’elle livre aux intégrateurs des assemblages complets et non pas seulement des pièces individuelles.

« Les fournisseurs de niveau 4 sont plus nombreux et se livrent une forte concurrence, explique Steven Kearns, PDG. Notre objectif, sans pour autant délaisser le niveau 4, est d’augmenter notre présence dans les niveaux 3 et 2. »

Dans ses trois usines (Granby, Laval et arrondissement de Saint-Laurent), Steven Kearns a donc entrepris un virage 4.0.

Dans la foulée, l’entreprise a embauché Dany Dumont, il y a 18 mois. C’est au nouveau vice-président, innovation, et chef de la technologie que revient la tâche de mener le virage d’Avior, qui évolue désormais dans un environnement sans papier.

L’année 2019 a été faste sur le plan des innovations pour Avior. L’entreprise a mené trois importants projets en ce sens.

Elle a tout d’abord mis en place une cellule robotisée fonctionnant 20 heures par jour, 7 jours sur 7 et permettant la fabrication de pièces variées et complexes. En marge de cette implantation, Avior a par ailleurs développé son propre progiciel de gestion intégrée (ou « ERP »).

Ensuite, le manufacturier a mis de l’avant un projet de valorisation des données. Autrement dit, Avior ne se contente plus de cumuler les informations, les rapports et autres données sur ce qui se passe dans ses usines et ses bureaux. La PME s’en sert pour éclairer ses décisions.

Finalement, Avior a installé un robot collaboratif qui assiste les employés dans certaines opérations, notamment le ponçage, l’inspection ultrasonique, etc.

Prochaine étape : l’implantation de l’intelligence artificielle (IA). « Notre directeur TI a reçu le mandat de déployer l’IA dans notre progiciel de gestion intégrée. Ce dernier doit fonctionner par lui-même. Par exemple, les données de l’entreprise ne doivent plus être entrées manuellement, mais automatiquement, grâce, entre autres, à des capteurs. »

Source : La Presse Plus, 30-10-2019

Crédit photo : Franck V
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